.

.
(en lien avec mon autre blog Maddevil )

Les quelques groupes

Aabsinthe

Abigor
Abigor (clip)

Aborted

Aborym

Absurd
Absurd Der Henker WWII Images Iron Eagle

Agnostic Front
Agnostic Front

Agressor

A Gruesome Find

Amon Amarth
Amon Amarth, clip: Runes To My Memory
Amon Amarth (image)

Antaeus
Antaeus

Apocalypse Now

Arch Enemy

Aura Noir

Avenged Sevenfold

BRANIKALD

Cannibal Corpse
Cannibal Corpse - Make Them Suffer
Paroles de Cannibal Corpse

Carcass

Cattle Decapitation
Cattle decapitation - to serve man
CATTLE DECAPITATION - 'Reduced To Paste'
Les paroles de Cattle decapitation

Chaos Incarcerated (clip)

Chaos Infinitum

Children Of Bodom

Cradle Of Filth
Cradle Of Filth, clip: Mannequin
Cradle Of Filth, clip:No Time To Cry
From the Cradle to Enslave de Cradle Of Filth

Cryfemal

Daath
Daath
Daath - clip: Subterfuge


Dagoba

Dark Tranquillity
Dark Tranquillity
Dark Tranquility: Niklas Sundin

Dark Funeral
Dark Funeral - Atrum Regina (clip)

Deicide
Deicide, clip:Homag For Satan
Glen Benton, le chanteur / bassiste de DEICIDE
Paroles de Deicide

Destruction
Destruction

DIE APOKALYPTISCHEN REITER

Dimmu Borgir-Burn In Hell
Dimmu borgir + clip:Sorgens Kammer del II

Dissection
Dissection
Dissection - Where Dead Angels Lie(live)
Dissection - Starless Aeon

Genital Grinder

Godsmack

Gorgoroth

Inkarnhead

Keep Of Kalessin
Keep of Kalessin - Into The Fire

Marduk

Metallica
Metallica - One
Metallica - St. Anger
Metallica - Unforgiven II

Moonspell
Moonspell - clip: Finisterra

Mors Principium Est

Mushroomhead
Mushroomhead

Nasum

Nokturnal Mortum

Novembers Doom
Novembers Doom

Rammstein
Rammstein
Rammstein: la pochette initiale de leur premier album Herzeleid
Rammstein: la pochette américaine censurée de leur premier album Herzeleid

Rotting Christ
Rotting Christ - Keravnos Kivernitos

Satyricon
Satyricon

Sepultura
Sepultura (image)
Paroles de Corrupted de Sepultura

Slayer
Slayer (image)

Slipknot
Slipknot - left behind (remix video)

Stone Sour

Trivium
Trivium

Wednesday 13

Zyklon
Zyklon (clip)

# Posted on Wednesday, 30 May 2007 at 3:24 AM

Edited on Saturday, 14 July 2007 at 12:17 PM

Chaos Incarcerated

Noter le clip sur 20

# Posted on Wednesday, 30 May 2007 at 2:26 PM

Edited on Sunday, 03 June 2007 at 3:42 AM

Chaos Infinitum

Chaos Infinitum - Doomsayer (Hatebreed cover)


Noter le sur 20

# Posted on Wednesday, 30 May 2007 at 2:29 PM

Edited on Sunday, 03 June 2007 at 3:41 AM

Aura Noir

Aura Noir
Aura Noir est un groupe de Black/Thrash Metal norvégien formé par Carl-Michael Eide (aka Aggressor) à la fin de 1995 suite à l'enregistrement de son démo Towers of Limbs And Fever. Leur style consiste en une forme de Black Metal (influences des Bathory et Darkthrone) mélangé à du Thrash Metal des années 1980 (Possessed, Bulldozer, Sodom, Venom, etc...), style auquel ils ne manquent pas de faire de nombreux clins d'½il, surtout sur leur dernier album The Merciless. La formation consiste originellement en Aggressor et Apollyon. Ils seront rejoints après la sortie de Dreams Like Deserts par Blasphemer à la guitare pour les concerts. L'alchimie avec Blasphemer fut telle qu'il devint membre à part entière d'Aura Noir et naquit de cet union l'album Black Thrash Attack. Blasphemer n'apparrait cependant pas sur l'album Deep Tracts Of Hell ayant aussi rejoint Mayhem en 1997. Aggressor joue également dans de nombreux autres groupes norvégiens sous le pseudonyme Czral tout comme Apollyon qui, par exemple, performe en concert pour Gorgoroth.

Membres

Aggressor (Dødheimsgard, Cadaver Inc., Infernö, Ved Buens Ende, Virus) : Guitare basse, chant, batterie
Apollyon (Cadaver Inc.) : Guitare basse, chant, batterie
Blasphemer (Mayhem) : Guitare


CD

Dreams Like Deserts (1995, EP)
Black Thrash Attack (1996)
Deep Tracts Of Hell (1998)
Increased Damnation (2000, Compilation)
The Merciless (2004)

Site officiel: ici

# Posted on Wednesday, 30 May 2007 at 2:44 PM

Cryfemal

Noter le clip sur 20



Voilà désormais un bon moment que Cryfemal se terre dans l'ombre des forêts ibériques, souillant de son essence noire et putride le sacré pour mieux pouvoir glorifier la toute puissance du Grand Bouc. Composé des psychopathes que sont Ebola et NecroSeheiim, Cryfemal entend bien imposer à la populace bien pensante la tyrannie de son art noir brutal et blasphémateur.

Comme il l'a déjà été dit précédemment par Verrukose Urethra (Hail à toi), ce band opère à travers un black metal particulièrement violent et psychotique. « Escucha... la muerte persigue » ainsi que le split avec Xerion (les seules autres productions de Cryfemal qu'il m'ait été donné d'écouter) proposait un contenu particulièrement belliqueux, agressif et technique. En se tournant vers ces ancien méfaits, on constate à l'écoute de « With the help the devil » que Cryfemal a bien changé, notamment à cause de l'optique évolutive de ses deux membres très proche de celle de B.A.N. Le visage n'est plus le même, à la brutalité primitive originelle du groupe s'est ajouté un halo macabre, malsain, d'une obscurité presque impénétrable. Plus de sons synthétiques sont présents et l'ensemble en ressort défiguré, non-identifiable, inclassable, inhumain. La premier écoute de cette galette est donc très déstabilisante et s'accompagne d'un seul questionnement, capital pour l'évolution du groupe: cette nouvelle forme de cruauté sera t-elle à la hauteur de celle qui la précède?

C'est après « Inicio del caos », une intro présentant autant de grâce et de volupté qu'un tas de fumier posé au milieux d'une garderie, que Cryfemal lance les hostilités avec un titre excellent qui ne nous est pas inconnu: « Segunda muerte ». Oui ce titre illustrant une géniale vidéo où Ebola entreprend gracieusement d'aller déterrer quelques macchabées à l'aide d'une pelle. Clip qui, je préfère le préciser directement pour vous éviter une déception envisageable et légitime, ne figure malheureusement pas sur la galette. Comme vous l'avez donc déjà constaté, le titre débute sur quelques lourds coups de grosse caisse pour laisser place à un premier riff totalement EPITLEPTIQUE renouant pour l'instant parfaitement avec le passé sanguinaire de Cryfemal.

Je reviens une fois de plus sur un point qui à déjà été abordé pour vous confirmer que le batteur du clip n'est qu'un figurant et que l'usage de la boîte à rythme est toujours de rigueur. Réglée sur un tempo presque constamment surélevé, cette dernière est le reflet de l'intense chaos mental ainsi que du perfectionnisme qui anime les esprits dérangés d'Ebola et de Necroseheiim. Chirurgical est le mot pour décrire toute la froideur et la précision de cet instrument qui a plus sa place dans Cryfemal que la présence d'un batteur qui, même si il était doué, atténuerait considérablement la puissance de frappe du groupe. Le nihilisme auditif qu'engendre donc ce noble instrument tient de support à la traditionnelle agressivité des speed pickings réalisés par Cryfemal.

Mais alors que l'on s'attend à entendre une version plus psychotique de « Escucha », l'étrange arrivée d'un clavier au sons complètement nauséabonds ne tarde pas à surprendre, et là en toute objectivité, force nous est de constater que c'est un perte pour un gain. Effectivement, les nappes de clavier foutent une claque considérable à la violence inhérente au registre habituel du groupe, mais apporte une atmosphère mille fois plus malsaine à la musique, beaucoup plus démente. La dissonance ainsi que le chaotisme des riffs marquent: tout n'est que laideur et pourriture, rien ne semble réel tant les sonorités étrange émanant de cette musique (si on peut l'appeler ainsi) plongent dans un état second. Un filtre écarlate se superpose à votre vue et une odeur macabre vient subitement emplir vos narines laissant votre esprit dans un état de béatitude hallucinatoire. Tout se transforme autour de vous pour ne laisser qu'une réalité émotionnelle qui vous transcende, qui est la fois l'origine et la fin d'un scepticisme incongru, fruit d'un sentiment d'absurdité plus absurde que ce qu'il échoue à saisir.

Tout cet univers est décidément engendré par toujours plus de recherche ainsi que de perfectionnisme de la part de Ebola et NecroSeheiim. Les formes d'interprétations des différentes parties musicales sont toujours plus élaborées et diverses. Le groupe tire partie de tout les types de sons qu'une guitare soit en mesure d'émettre. Alors bien évidement le côté nécro très typé Craft est toujours présent grâce à l'exploitation de palm mute lourds et d' harmoniques artificielles assourdissantes, renforçant notamment le côté grind de la musique; mais ce n'est pas tout car décidément, Cryfemal va bien au-delà des simples formes classiques. Pas mal d'hammer off ultra rapides sont aussi de la partie en apportant un côté toujours plus épileptique à la musique. Il serait aussi mal venu d'oublier le premier riff de « Concilio con los fallecidos » qui débute sur une harmonique artificielle dont la tonalité est surélevée par un violent coup de vibrato ainsi que l'apparition d'un riff toujours dans ce morceau entièrement exécuté à l'aide d'harmoniques pures, alors sur une guitare classique je veux bien, mais le résultat sur une électrique s'avère être complètement strident et dissonant, tout ce qu'il y a à demander d'un groupe de BM en somme. Quand à l'utilisation d'accords inversés, elle est bien évidemment de rigueur pour parfaire la laideur d'un univers déjà plus repoussant que l'odeur d'un breton ayant ingéré une des spécialités "culinaire" de sa "région".

En regardant plus loin que les riffs en eux mêmes, on remarque aussi que l'ensemble est totalement déstructuré. Comme l'a justement dit Ebola dans une interview, Cryfemal ne se résume certainement pas constamment à du brutal mais admet aussi de nombreuses parties mid tempo voir une chanson entière comme « Hail Satan ». De nombreux blancs de boîte à rythme sont notamment disséminés un peut partout dans l'½uvre pour laisser place à quelques passages oratoires teintés d'occultisme.

D'ailleurs en parlant du côté oratoire de la musique, un autre fait marquant est très rapidement constatable: Ebola à totalement abandonné son hystérie vocale d'antan au profit d'une élocution plus inquisitrice dans la fange de celle d'un primigenium. Vous savez genre de chant presque parlé, animé par une haine profondément ancrée se matérialisant en une élocution très proche de l'avertissement. C'est donc un type de chant aux antipodes de celui qui est hurlé sur « Escucha », mais il s'avère être cependant tout aussi délectable que ce dernier, voir plus adapté.

Au final, c'est donc le changement relatif de registre qui frappe dans « With the help of the devil ». Concrétement, l'arrivée du clavier reste le fait à retenir de cette production, le reste peut encore paraître secondaire mais contribue tout de même à apporter cette nouvelle saveur nécrophilique ayant investi la musique de Cryfemal. Quant à l'½uvre dans son ensemble, tout est dit, « With the help of the devil » est un album Kult que tout black metaleux un tant soi peu déstabilisé se doit de posséder. A travers une telle originalité ainsi qu'un tel attachement pour le repoussant, Cryfemal s'illustre comme le Blut aus Nord ibérien et balance en conséquence un véritable coup de fouet à une scène qui a beaucoup perdu de sa personnalité d'antan. Il ne nous reste donc plus qu'à espérer que les rumeurs concernant l'intégration future d'un batteur sont fausses et que le groupe gardera toujours en lui la haine qui l'anime.



Décidément l'Espagne recèle de groupes d'une qualité surprenante et, cette sombre démo tape nous le prouve avec une impétuosité hors du commun !!!
« Escucha..La Muerte Persigue » produit par le malin en personne et appuyé par War Production, jaillit des tréfonds des ténèbres en février 2002 et happe goulûment et sans aucune pitié les âmes errantes et tourmentées, dans un fracas sonore belliqueux, froid, et puissamment agencé.

Cette mystérieuse entité frappée du sceau des enfers est d'ores et déjà une pièce phare au sein de l'UG BM espagnol tant il en découle une sincérité mais aussi une aura toute particulière. Pour ma part, cette profondeur et cette sincérité se ressent d'autant plus que Cryfemal n'est autre en cette période passée de l'existence du monstre qu'un « one man band ».

Je dois avouer que de mon propre chef, « Escucha..La Muerte Persigue » est une démo tape qui force le respect et, qui avec un impérialisme particulièrement fougueux, saura mettre tout le monde d'accord sur le fait que sieur Ebola a enfanté là, et ceci en substance, un chef-d'½uvre pur et simple, une bête noire, violente et vindicative, avide de sang et de chair fraîche qui sacrifie sans vergogne à la gloire du Grand Cornu.

L'infernale teneur instrumentale de « Escucha..La Muerte Persigue » est un hymne à l'abiotisme, la souffrance, la guerre, le nihilisme, le satanisme...

Ici, et pour reprendre certaines expressions de Herr Sperm S, point de mièvreries couillues, de fioritures ou de tentatives scabreuses à s'embarrasser d'obsolètes passages âcres et inutiles.

Je pense que mein blut komrade Skoll (Hate & Support !) serait d'accord avec moi pour affirmer que la prestance instrumentale de ce sombre méfait est une véritable tuerie !!!

Les parties guitares sont impériales et sortent du plus profond des entrailles de la terre pour répandre le chaos, la mort et la souffrance.

Ces dernières sont d'une efficacité à couper le souffle.

Elles défèquent fougueusement un malsain flux de violentes, suraiguës et massives envolées où copulent power chords totalement rustiques et speed pickings nerveux, pestiférés se déclinants bien souvent en d'odieux, épileptiques et sulfureux solos. Cette insondable frénésie s'agrémente en tout instant d'époustouflants, inattendus et très atypiques breaks et contre breaks cultivant un goût certain pour de dissonants vertige manipulatoires, pour de disharmoniques mises en abîmes assez uniques en la forme où se mêlent déconstructions arpégées totalement flinguées, larsens perforants et oppressions asphyxiantes. Un monumental et intensif blitz tout en saturations et en feeling !!!

Les puissantes et haineuses vociférations d'Ebola, telles de funestes émanations post mortem, glaciales et morbitaires s'exhalent avec méphitisme telles une épaisse brume subversive, et, poussent à l'annihilation et la négation de tout ce qu'il reste d'humanité sur leurs passages.

Ces dernières, placées vindicativement avec rigueur, force, mais aussi avec antipathie et une méthodologie des plus impulsive et illogique ne sont pas sans rappeler la damnation lyrique de Luc Mertz et de son fantastique Zarach' Baal' Tharagh' (Hail To Him !) !!

Au niveau de l'appui rythmique, la BàR est une des composants qui, pour ma part, donne tout le charme à cette ½uvre froide et incommodante qu'est « Escucha..La Muerte Persigue ».

Elle est puissante, véloce, riche violente, belliciste et agressive !!

Les blasts sont colossaux et engendrent littéralement une pluie de mortier de 105 mm, comme pour éliminer avec fougue et diligence les vestiges de tout un culte spirituel des plus vomitif, ne parlons même pas de leurs ponctuations très burnées en mid tempo, des multiples et titanesques roulements venants concasser l'ensemble ou, de l'omniprésence d'une double des plus orgasmique !!!

J'ouvre une petite parenthèse pour noter que ces dites rythmiques, totalement inhumaines et volontairement exacerbées me font penser dans une certaine mesure que Cryfemal est au BM ce que Lex Talionis est au DM.

Pour conclure, il est certain que cet opus et pour moi un véritable chef-d'½uvre tant au niveau du contenu que du contenant.

La sombre et décadente philosophie du sieur Ebola est tout simplement jouissive !!!

J'invite à l'acquisition de cette démo, toute personne désireuse d'obtenir un opus de Black sortant de l'ordinaire tout en restant brutal, violent, puissant, et rapide.

Cryfemal aura démontré que d'un point de vue strictement substantifique, le BM n'a vraiment rien à envier à la puissance et la brutalité de certaines formations de Brutal Death Metal.

# Posted on Wednesday, 30 May 2007 at 2:55 PM

Edited on Sunday, 03 June 2007 at 3:41 AM